Le combat anti-cancer s'intensifie sur tous les fronts. L'infertilité est dans la ligne de mire des scientifiques et le stress rend les armes. Tout sur une rentrée à la recherche du bien-être.
Sur le front du cancer, la résistance gagne du terrain. Et remporte même de belles victoires... Ils vont reculer : les cancers du foie et du col de l’utérus. Les premiers grâce à la mise sur le marché d’une nouvelle molécule, l’entecavir®, ayant une action spécifique sur le virus de l’hépatite B, virus identifié comme la deuxième cause de décès par cancer après le tabac. Ce nouvel antiviral se révèle non seulement plus performant que ceux dont on disposait jusqu’à présent, mais il ne présente que peu ou pas de résistance. La lutte contre les cancers du col de l’utérus repose quant à elle sur l’arrivée de deux vaccins, dont l’un est annoncé pour début 2007. Ils seraient efficaces contre les deux souches de papillomavirus, un virus sexuellement transmissible, responsables de 70 % des cancers du col. En le proposant systématiquement aux jeunes filles, de préférence avant leurs premiers rapports amoureux, mille décès annuels pourraient probablement être évités.
Ils seront mieux surveillés : les cancers féminins d’origine génétique, grâce à l’ouverture au coeur de l’hôpital Tenon du premier Centre de suivi AP-HP des femmes à haut risque de cancer du sein et de l’ovaire. À ces femmes porteuses de gènes prédisposants (une sur mille dans la population), ce Centre propose une surveillance rapprochée : dépistages réguliers, mesures de prévention, accompagnement médical, suivi au long cours, éventuellement soutien psychologique et esthétique (4, rue de la Chine, 75020 Paris. Tél. : 01.56.01.76.33).
Et mieux dépistés : les cancers du côlon (deuxième cancer chez la femme, troisième chez l’homme). Le dépistage organisé – il permet aux 50-74 ans de pratiquer un test gratuit tous les deux ans –, d’ores et déjà accessible dans vingt-deux départements, sera généralisé à l’ensemble du territoire en 2007. Cette mesure inscrite dans le Plan cancer devrait permettre de diagnostiquer des tumeurs à un stade très précoce et d’augmenter ainsi les chances de guérison.
Faire un bébé est-il plus difficile aujourd’hui qu’il y a quelques années ? Les troubles de la conception sont-ils plus fréquents ou simplement mieux pris en charge médicalement ? L’environnement a-t-il une part de responsabilité ? C’est à ces questions que l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France, qui vient tout
juste d’être mis en place, tentera de répondre. « Nous savons déjà que les couples où la femme fume mettent deux fois plus de temps que les autres à obtenir une grossesse, explique Jean Bouyer, l’un des chercheurs de l’Inserm chargés de piloter l’Observatoire. La nocivité des pesticides sur la fertilité masculine, notamment
celle des agriculteurs, a également été démontrée. Mais d’autres polluants de l’eau et de l’air pourraient être mis en cause. À nous de le découvrir. » Patience : les premiers résultats ne tomberont pas avant 2008.
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